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lundi 17 novembre 2014

Du nouveau concernant le solaire

Apparemment, la Suisse redevient un pôle d'innovation concernant le solaire. Après les panneaux blancs, il y a maintenant de gros progrès concernant la fabrication, l'efficacité et le prix.
Pour preuve, l'article paru dans Bilan.

Meyer Burger lance les panneaux solaires ultra-performants

17 Novembre 2014
PAR AWP La production pilote de panneaux solaires ultra-performants de Meyer Burger, spécialiste bernois des technologies photovoltaïques, a démarré à Hauterive (NE).

Keystone 


 PHOTOVOLTAÏQUE
La production pilote de panneaux solaires ultra-performants a démarré à Hauterive (NE). En collaboration avec le CSEM, Meyer Burger, spécialiste bernois des technologies photovoltaïques, veut développer les "meilleures cellules solaires au monde".
"On redevient champion du monde dans l'efficacité des panneaux solaires", s'est enthousiasmée lundi à Hauterive la conseillère fédérale Doris Leuthard lors de l'inauguration de l'unité-pilote. La production de cellules solaires à hétérojonction (HJT) influencera décisivement le secteur dans le futur, car elle est plus efficace, avec un rendement plus élevé et de faibles coûts de fabrication.
C'est la raison pour laquelle, elle constitue la pièce maîtresse du programme Swiss-Inno HJT, financé par l'Office fédéral de l'énergie et le canton de Neuchâtel. L'enveloppe se monte à 10 millions de francs sur trois ans.
MOINS DE DÉPENDANCE
"Ce projet va dans la bonne voie" pour atteindre le tournant énergétique cher au Conseil fédéral, a ajouté la cheffe du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). Il permettra aussi de réduire la dépendance énergétique vis-à-vis de l'étranger, ce qui a un sens au niveau économique et géopolitique, a précisé Doris Leuthard.
"Actuellement, la Suisse importe les 78% de son énergie et dépense chaque année 31 milliards de francs" dans ce domaine.
Peter Pauli, CEO de Meyer Burger, s'est réjoui de la réussite de "la collaboration entre la recherche et l'industrie" sans devoir dégager des moyens financiers énormes. D'ici à 2020, "notre objectif est de réaliser des cellules de nouvelle génération 30% plus efficaces", a-t-il ajouté. Dans un premier temps, un taux de rendement de plus de 22% est attendu.
LUTTER CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE
Christophe Ballif, directeur du centre photovoltaïque du CSEM, a rappelé que les bases de ce procédé de production novateur ont germé en 2006 déjà dans les locaux de l'Institut de microtechnique (IMT) de l'Université de Neuchâtel, repris depuis par l'EPFL. Le professeur se réjouit que le projet ait pu arriver à maturité industrielle. "Nos chercheurs sont motivés pour lutter contre le réchauffement climatique".
"Qui peut encore prétendre que le solaire n'est pas efficace ?", a renchéri Mario El-Khoury, CEO du Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM). Ce dernier a rappelé la dernière innovation développée entre ses murs, à savoir des panneaux solaires blancs, présentée fin octobre comme une révolution pour l'intégration architecturale des modules solaires.
MARCHÉ ASIATIQUE
"Les futurs clients proviennent à 80% du marché asiatique et sont de gros producteurs de cellules solaires", a expliqué Benjamin Strahm, directeur de R&D de Meyer Burger. La nouvelle installation, développée à Hauterive, dispose d'une capacité de production de 600 kilowatts.
La technologie silicium à hétérojonction consiste à déposer une couche ultra-mince de quelques millièmes de micromètres de silicium amorphe sur les deux faces d'une galette de silicium monocristallin. Le procédé permet d'économiser beaucoup d'énergie et rend possible la production de galettes de silicium plus minces, ce qui diminue à son tour le besoin en matériaux.
En outre, la quantité d'argent - un matériau coûteux - nécessaire pour les contacts s'en trouve nettement réduite.
La mise en module des cellules se fait à Thoune (BE), siège du groupe. A Hauterive, Meyer Burger emploie actuellement 12 personnes contre 1800 personnes dans le monde. Victime des difficultés du secteur, le groupe a aggravé sa perte nette au 1er semestre 2014 à 88 millions de francs, contre un résultat négatif de 80,6 millions un an plus tôt.

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