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dimanche 4 septembre 2016

Conférence 8 septembre

Voici l'affiche de la conférence du 8 septembre 2016 prévue au Brassus. Pour la télécharger, c'est ici.
Le thème est plus qu'intéressant et amène à une réelle réflexion, alors allez-y !

mardi 17 mars 2015

Soutenir l'hydraulique! (article 24 heures 16.3.2015)

La patronne d'Alpiq veut taxer l'eau d'un centime

ElectricitéJasmin Staiblin estime qu'il faut soutenir la production d'électricité provenant de source hydraulique. Elle souhaite que chaque consommateur paie un centime par kilowattheure.

Jasmin Staiblin.
Jasmin Staiblin. Image: Keystone
Jasmin Staiblin exige l'introduction d'une taxe d'un centime en Suisse afin de soutenir la production d'électricité provenant de source hydraulique. La patronne d'Alpiq, numéro un suisse de l'électricité, estime que limiter la perception de ce prélèvement sur une période de dix ans devrait suffire.
A la faveur de cette taxe, «nous pourrions faire d'une source d'énergie locale le gagnant du tournant énergétique», estime Jasmin Staiblin dans une interview publiée dimanche dans le SonntagsBlick. 
Si chaque consommateur d'électricité payait un centime par kilowattheure, cela représenterait une sorte de crédit relais, ajoute-t-elle, tout en précisant ne pas s'attendre à des hausses de prix de l'électricité dans les dix prochaines années.
Situation «grotesque»
«Beaucoup n'ont pas conscience combien la situation est dramatique», poursuit Jasmin Staiblin. Les prix du courant diminuent de manière constante, du fait de l'existence de surcapacités de production en Europe. 
Un phénomène qui s'explique d'une part par les 20 milliards d'euros annuels de subventions de l'Allemagne aux énergies solaire et éolienne ainsi que d'autre part à une croissance économique anémique.
Dans ce contexte, l'Europe connaît une renaissance de l'utilisation du charbon et les centrales hydroélectriques suisses - propres - souffrent. Et Jasmin Staiblin de juger cette situation «grotesque».
A l'image d'autres fournisseurs d'électricité, Alpiq a entamé une profonde réorientation, en se concentrant notamment sur les services. Mais le groupe n'envisage pas d'abandonner la production hydroélectrique.

samedi 21 février 2015

D'autres possibilités (article 2012 dans La Région)

Y a-t-il des alternatives possibles aux parcs d'éoliennes industrielles? Apparemment, oui! La preuve avec l'article qui suit, paru en 2012 dans le journal La Région Nord-Vaudois. L'article était écrit par Roger Juillerat. 

Corcelles-sur-Chavornay joue les pionniers

Le village du Nord vaudois est bel et bien décidé à se lancer dans la pose d’installations photovoltaïques sur une quarantaine de ses toitures. Une séance d’information vient de démontrer l’engouement de la population.
Les intervenants, de g. à dr.: Dominique Reymond, chef du Service cantonal de l’Energie, Jacques Bonvin, de l’entreprise Solstis, le municipal Christian Hunziker et le syndic Jacques Piot
Corcelles-sur-Chavornay pourrait bien être rebaptisé «Corcelles-sous-le-Soleil» s’il mène à bien son projet d’installer ces prochaines années des panneaux solaires sur plusieurs toits du village qui se prêtent particulièrement bien à cette technique de plus en plus prisée dans le domaine des énergies renouvelables.
Lors d’une séance d’information qui s’est tenue mardi soir sous l’égide de la Municipalité, plus de 70 personnes, accueillies par le syndic Jacques Piot, ont en tout cas démontré leur intérêt pour ce projet, qui constituerait une première suisse à l’échelle d’un village.

Presque l’unanimité

Corcelles compte aujourd’hui 319 habitants et un groupe de travail est déjà à l’oeuvre depuis une année pour l’étude de faisabilité. Un sondage a été lancé auprès de la population et, sur 52 questionnaires en retour, 48 ont fait part d’un avis favorable, dont 35 propriétaires.
C’est dire si ce résultat encourageant a poussé les autorités à poursuivre le processus et à faire appel à l’entreprise Solstis, spécialiste dans ce domaine, pour apporter son expérience et son soutien aux fondements d’une telle entreprise.

Assurer 96% de la consommation de la commune

Fer de lance de l’opération, le municipal Christian Hunziker a expliqué en détail le contexte général de la mise en œuvre du projet, son potentiel énergétique, le système d’orientation des installations photovoltaïques, les critères de rentabilité, le mode de financement le mieux adapté et la volonté des autorités d’aller de l’avant si la population lui apporte son appui. «Les 99 bâtiments du village ont été répertoriés avec les pentes et les dimensions des toitures, a-t-il indiqué. 63% de ces dernières se sont révélées exploitables, alors que les bâtiments historiques et/ou classés ne seront pas pris en considération. Or, avec 45 installations, il serait possible d’assurer 96% de la consommation totale d’électricité de la commune.»
Parmi les quatre variantes pour un mode de financement, c’est celui de la constitution d’une coopérative avec des professionnels, en l’occurrence la maison Solstis, qui a été retenu.
Du coup, cette entreprise assurera le suivi des installations dès que les accords auront été signés avec les propriétaires et que les mises à l’enquête auront obtenu le feu vert.

Une rétribution à prix coûtant via Swissgrid

Chef du Service vaudois de l’énergie, Dominique Reymond a donné toutes les informations nécessaires sur le principe de rétribution à prix coûtant des installations solaires, via la société Swissgrid. Quant à Jacques Bonvin, de l’entreprise Solstis, il a expliqué en détail le système de fonctionnement et d’intégration d’une centrale photovoltaïque, et souligné qu’un tel projet participatif portait toute l’essence de ce que constitue vraiment l’énergie solaire.
Enfin, Christine Leu a signalé que l’ADNV apporterait son appui à une telle réalisation et formulé des encouragements afin que le village de Corcelles-sur-Chavornay soit vraiment le premier des premiers dans ce domaine.

Pour l'article sur le site du journal, voici le lien: article La Région
Un autre endroit où on parle de ce village, le site de l'Association des Communes Suisses: Site de l'Association des Communes Suisses

mardi 16 décembre 2014

L'eau du lac pour se chauffer

Voici un article paru sur le site de L'Hebdo aujourd'hui. Intéressant.

Etude: l'eau du lac pour se chauffer plutôt que l'énergie nucléaire


Etude: l'eau du lac pour se chauffer plutôt que l'énergie nucléaire
Etude: l'eau du lac pour se chauffer plutôt que l'énergie nucléaire
© Keystone

Se chauffer grâce à l'eau du lac peut sembler paradoxal. Or selon une étude publiée par l'institut de recherche Eawag, l'eau des grands lacs helvétiques pourrait fournir l'équivalent en énergie d'une ou deux centrales nucléaires. Et ce sans causer de dommages à l'environnement.
Les grands lacs recèlent un "énorme potentiel" d'approvisionnement en chaleur, affirme l'équipe du chercheur Alfred Wüest, professeur de physique aquatique chez Eawag.
Les profondeurs des grands lacs affichent une température constante de 4 degrés. Cela est suffisant pour produire de la chaleur à l'aide de pompes à chaleur, écrit Eawag, spécialisé dans le domaine de l’eau et des systèmes aquatiques.
A l'aide de modèles mathématiques, les chercheurs ont calculé de quelle façon la température et la couche d'eau se modifieraient si 1 gigawatt en énergie était prélevé pour produire de la chaleur ou fournir du froid.
Cela correspond à une prestation d'une centrale nucléaire; un million de personnes pourraient être approvisionnées en énergie à proximité des lacs. Selon les chercheurs, un gigawatt est minime en comparaison des 120 gigawatts par an que les lacs perdent en raison du rayonnement infrarouge.
Selon les experts, le mercure à la surface de l'eau se refroidit de maximum 0,2 degré si 1 gigawatt est prélevé pour chauffer. La température baisse même de seulement 0,1 degré si la chaleur prélevée en hiver est compensée en été, en réinjectant de l'eau froide usagée dans le lac.
Si le mercure varie de plus ou moins 0,5 degré, cela n'a pas d'impact sur les lacs d'un point de vue écologique, affirment les chercheurs, dont les résultats ont été publiés dans le journal spécialisé "Water Resources Research".
Même l'impact sur l'écosystème serait faible, insiste Alfred Wüest. Surtout si l'on tient compte de la quantité d'énergie fossile qui pourrait être économisée. Quelque 65% du chauffage dans les ménages suisses provient de l'énergie fossile, comme le mazout.
Les premiers projets se dessinent déjà. "Genève Lac Nations" veut ainsi utiliser l'eau du lac Léman pour chauffer - le cas échéant rafraîchir - les locaux de l'Ecole polytechnique fédérale, de l'Université de Lausanne et de l'ONU à Genève. Environ 1500 tonnes de mazout seraient économisées.
Les lacs Léman, de Neuchâtel, de Lucerne, de Constance et le lac de Thoune pourraient fournir plus de 60 gigawatts de chaleur utilisable, soit l'équivalent de 60 centrales nucléaires. A condition que la température à 100 mètres de profondeur ne varie au maximum que d'un degré.


Pour lire l'article sur le site de L'Hebdo
L'eau du lac pour se chauffer!

lundi 24 novembre 2014

Article 24 heures 24.11.2014 pour ouvrir d'autres voies

Un agriculteur de Puidoux va plus loin que le biogaz
Article de 24Heures / 24.11.2014
 Grâce à une installation de biogaz innovante et ultra-écologique, Georges Martin a gagné l'AgroPrix 2014 à Berne.
Quand Georges Martin a repris l'exploitation à son père Louis, en 1978, six vaches y paissaient. Elles sont aujourd'hui 250, et côtoient poules et cochons. Cette ambition assumée a poussé l'agriculteur de 59 ans à réfléchir sans cesse à de nouvelles solutions. C'est cette dynamique que salue le prix spécial de l'Association suisse de la machine agricole (ASMA), reçu à Berne la semaine passée (dans le cadre de l'AgroPrix). Il récompense son installation de biogaz qui comprend, et c'est là l'innovation, un système prototype de raffinage du digestat liquide (fumier après méthanisation).


«La réflexion autour du biogaz, nous l'avons commencée il y a quinze ans, explique Georges Martin. Nous venions de moderniser notre installation de vente directe, initiée avec la crise de la vache folle, pour redonner confiance au consommateur, et avions une facture d'électricité énorme.»
En pole position des installations de biogaz en 2000 - une petite centaine d'agriculteurs en possèdent aujourd'hui en Suisse - Georges Martin a vite repéré le «paradoxe écologique» qu'elles représentaient. «D'abord, la fabrication d'électricité par le biogaz produit la plupart du temps davantage de purin qu'elle n'absorbe de fumier. C'est ce qui bloque beaucoup de projets actuellement. Comment stocker et où épandre cette matière? Et puis le transport du
purin par camions - de Suisse centrale, où il y a une grande concentration de bêtes, en Suisse romande, pour engraisser les champs - est un non-sens.»

 Un camion au lieu de dix
Le système d'évaporation mis au point à Malters (LU) par l'ingénieur Oliver Arnold, dont le prototype est installé à Puidoux, apporte une solution. «Des dix camions qui transportent du purin liquide, il n'en faut plus qu'un pour l'engrais sec. Et aujourd'hui, il faut penser local», ajoute l'ingénieur. Le principe : évaporer le digestat liquide obtenu par méthanisation (sous les deux bulles noires caractéristiques des installations de biogaz), pour en tirer un concentré ultrariche en éléments nutritifs qui sera ensuite séché. «Cette matière solide est plus efficace que l'épandage liquide, qui s'enfonce dans les sols à la première pluie», argumente Georges Martin, qui fournit le Golf de Lavaux, des vignerons et des jardiniers en engrais sec.
Gain de place de stockage, récupération de l'eau d'évaporation pour l'arrosage, et concurrence aux engrais artificiels importés, la méthode est un modèle d'écologie, mais aussi d'économie. «C'est un poste important pour l'exploitation. Malheureusement pour la paysannerie, il est plus rentable aujourd'hui de faire du biogaz que du lait.» se désole l'agriculteur.


 Cohabitation agricole
Il prône d'ailleurs, au travers de son système, un retour aux valeurs de l'agriculture. Celui qui vient à la ferme y apporte son gazon, qui finira dans l'engrais qu'il achète, en même temps que la viande des bêtes préparées sur place. «Et ses enfants peuvent caresser les animaux, ajoute Georges Martin. Cette cohabitation, c'est le seul avenir possible pour le métier. Les jeunes admettent trop facilement la complexité, alors que les solutions sont souvent toutes simples.»
L'ingénieur Oliver Arnold opine du chef à cette évocation : «M. Martin ne file pas droit comme tout le monde, il essaie de nouvelles voies, et ça, c'est primordial.» Un côté «artiste» qui n'ôte rien au pragmatisme du paysan. A l'image de son paternel, qui à côté de son activité agricole était aussi «coiffeur des jours de pluie» et jouait de 22 instruments de sa création. Et qui, à l'heure de lui remettre la ferme, avait enfin pu s'adonner à sa passion musicale.

(24 heures)

lundi 17 novembre 2014

Du nouveau concernant le solaire

Apparemment, la Suisse redevient un pôle d'innovation concernant le solaire. Après les panneaux blancs, il y a maintenant de gros progrès concernant la fabrication, l'efficacité et le prix.
Pour preuve, l'article paru dans Bilan.

Meyer Burger lance les panneaux solaires ultra-performants

17 Novembre 2014
PAR AWP La production pilote de panneaux solaires ultra-performants de Meyer Burger, spécialiste bernois des technologies photovoltaïques, a démarré à Hauterive (NE).

Keystone 


 PHOTOVOLTAÏQUE
La production pilote de panneaux solaires ultra-performants a démarré à Hauterive (NE). En collaboration avec le CSEM, Meyer Burger, spécialiste bernois des technologies photovoltaïques, veut développer les "meilleures cellules solaires au monde".
"On redevient champion du monde dans l'efficacité des panneaux solaires", s'est enthousiasmée lundi à Hauterive la conseillère fédérale Doris Leuthard lors de l'inauguration de l'unité-pilote. La production de cellules solaires à hétérojonction (HJT) influencera décisivement le secteur dans le futur, car elle est plus efficace, avec un rendement plus élevé et de faibles coûts de fabrication.
C'est la raison pour laquelle, elle constitue la pièce maîtresse du programme Swiss-Inno HJT, financé par l'Office fédéral de l'énergie et le canton de Neuchâtel. L'enveloppe se monte à 10 millions de francs sur trois ans.
MOINS DE DÉPENDANCE
"Ce projet va dans la bonne voie" pour atteindre le tournant énergétique cher au Conseil fédéral, a ajouté la cheffe du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). Il permettra aussi de réduire la dépendance énergétique vis-à-vis de l'étranger, ce qui a un sens au niveau économique et géopolitique, a précisé Doris Leuthard.
"Actuellement, la Suisse importe les 78% de son énergie et dépense chaque année 31 milliards de francs" dans ce domaine.
Peter Pauli, CEO de Meyer Burger, s'est réjoui de la réussite de "la collaboration entre la recherche et l'industrie" sans devoir dégager des moyens financiers énormes. D'ici à 2020, "notre objectif est de réaliser des cellules de nouvelle génération 30% plus efficaces", a-t-il ajouté. Dans un premier temps, un taux de rendement de plus de 22% est attendu.
LUTTER CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE
Christophe Ballif, directeur du centre photovoltaïque du CSEM, a rappelé que les bases de ce procédé de production novateur ont germé en 2006 déjà dans les locaux de l'Institut de microtechnique (IMT) de l'Université de Neuchâtel, repris depuis par l'EPFL. Le professeur se réjouit que le projet ait pu arriver à maturité industrielle. "Nos chercheurs sont motivés pour lutter contre le réchauffement climatique".
"Qui peut encore prétendre que le solaire n'est pas efficace ?", a renchéri Mario El-Khoury, CEO du Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM). Ce dernier a rappelé la dernière innovation développée entre ses murs, à savoir des panneaux solaires blancs, présentée fin octobre comme une révolution pour l'intégration architecturale des modules solaires.
MARCHÉ ASIATIQUE
"Les futurs clients proviennent à 80% du marché asiatique et sont de gros producteurs de cellules solaires", a expliqué Benjamin Strahm, directeur de R&D de Meyer Burger. La nouvelle installation, développée à Hauterive, dispose d'une capacité de production de 600 kilowatts.
La technologie silicium à hétérojonction consiste à déposer une couche ultra-mince de quelques millièmes de micromètres de silicium amorphe sur les deux faces d'une galette de silicium monocristallin. Le procédé permet d'économiser beaucoup d'énergie et rend possible la production de galettes de silicium plus minces, ce qui diminue à son tour le besoin en matériaux.
En outre, la quantité d'argent - un matériau coûteux - nécessaire pour les contacts s'en trouve nettement réduite.
La mise en module des cellules se fait à Thoune (BE), siège du groupe. A Hauterive, Meyer Burger emploie actuellement 12 personnes contre 1800 personnes dans le monde. Victime des difficultés du secteur, le groupe a aggravé sa perte nette au 1er semestre 2014 à 88 millions de francs, contre un résultat négatif de 80,6 millions un an plus tôt.