Berlin, le 6 juillet 2025
L’Allemagne industrielle tire la sonnette d’alarme.
Dans une lettre ouverte sans précédent adressée au Chancelier Olaf Scholz, des acteurs majeurs de l’industrie allemande – LEAG, IGBCE, ArcelorMittal, BASF, et d’autres – dénoncent avec gravité les effets destructeurs de la politique énergétique actuelle, incarnée par le programme NRJ 22 et les orientations du Green Deal européen.
Constat alarmant :
- Plus de 100.000 emplois industriels supprimés en un an.
- Une perte de compétitivité vertigineuse.
- Les prix de l’électricité les plus élevés d’Europe.
- Un approvisionnement devenu coûteux et instable.
Les auteurs parlent d’une économie « opérée à cœur ouvert »… mais dont le patient est en train de mourir.
Ce qui change avec cette lettre :
- Demande explicite d’un moratoire sur les nouvelles installations éoliennes et photovoltaïques.
- Remise en question de la qualité des emplois « verts ».
- Rejet frontal de l’illusion d’une transition énergétique réussie, dans son format actuel.
- Appel à une compétitivité équitable au niveau mondial et à un réalisme énergétique et industriel.
Un appel qui ne doit pas rester isolé
Ce message courageux ne doit pas être étouffé, y compris en France.
Il est urgent que les industriels et syndicats français, italiens, espagnols, autrichiens, et d’autres pays de l’Union européenne, prennent publiquement position, pour appeler à un moratoire européen sur les dérives du Green Deal.
Les industriels et syndicats français ont un rôle historique à jouer
Les grands groupes français auront-ils le courage d’ouvrir ce débat crucial, ou choisiront-ils de rester silencieux, paralysés par la crainte d’une sanction politique immédiate ?
Les syndicats français ont aujourd’hui une responsabilité historique : défendre un modèle énergétique rationnel, technologiquement ouvert, économiquement viable, et socialement protecteur.
La politique du "Green Deal à la française" actuelle du gouvernement consiste à :
- doubler le nombre d’éoliennes terrestres,
- implanter 50 parcs éoliens en mer,
- multiplier par cinq les panneaux solaires,
Elle mène tout droit au doublement du prix de l’électricité , sans garantir ni la souveraineté énergétique, ni la stabilité du système.
c'est 'singer" l’échec allemand avec 10 ans de retard , c’est un sabotage économique en pilotage automatique
- vers une perte de compétitivité massive,
- vers la désindustrialisation accélérée,
- vers un choc social et tarifaire qui frappera d’abord les classes moyennes et populaires
Il est temps d’arrêter la fuite en avant idéologique, et de revenir à une politique énergétique fondée sur les faits, la science, l’intérêt national et la justice sociale.
Vous pouvez trouver la traduction de la lettre ouverte ici : lettre ouverte industriels allemands