Je me rends compte que cette "belle" vidéo n'était pas sur le blog. Et bien voilà, c'est fait...
Pourquoi Jura Vaud Sud ?
Pour que Sur Grati, Mollendruz, Les Grands Plats et Bel Coster soient sans éoliennes.
Association
Affichage des articles dont le libellé est Bel Coster. Afficher tous les articles
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mercredi 9 décembre 2020
dimanche 3 novembre 2019
Bel Coster levée des oppositions
Les nombreuses oppositions au PPA (Plan partiel d'affectation) du parc éolien de Bel Coster ont été levées par le Canton de Vaud. Bien entendu, cela ne veut pas dire que les éoliennes seront construites l'été prochain. Nous allons passer à une seconde étape juridique : faire recours auprès du Tribunal Cantonal. C'est une étape qu'il faut aborder groupés. Faire un recours de manière individuelle serait une perte d'énergie et d'argent énorme. Le mieux que nous avons à vous conseiller est de vous rallier soit à SOS Jura, soit à Paysage-Libre Vaud. Ce ralliement peut être devenir membre ou alors devenir donateur d'une de ces deux associations. Nous allons travailler main dans la main avec les ONG qui poursuivront la lutte et pourront représenter vos intérêts.
Un grand merci à tous ceux qui nous soutiennent depuis plusieurs années déjà.
Un grand merci à tous ceux qui nous soutiennent depuis plusieurs années déjà.
mercredi 24 mai 2017
Bel Coster enquête publique française
Non, il ne s'agit pas d'une seconde mise à l'enquête suisse, mais
de la mise à l'enquête publique côté France. Nous avons appris que
tout le monde peut faire des remarques lors de cette mise à
l'enquête, que l'on soit sur territoire français, suisse ou
néo-zélandais ! Donc, il ne faut pas hésiter, surtout que la
démarche est plus simple que chez les Helvètes.
Trois possibilités s'offrent à vous:
1. Se déplacer en mairie pour discuter avec le commissaire enquêteur. Pas facile pour tout le monde...
2. Envoyer un courrier postal à la mairie de Jougne, à l'attention de Monsieur François Goutte-Toquet, commissaire enquêteur.
3. Envoyer un email à l'attention du commissaire enquêteur (toujours Monsieur François Goutte-Toquet).
pref-observations-enquetes-publiques@doubs.gouv.fr
4. Cliquer sur le lien suivant: http://doubs.gouv.fr/Politiques-publiques/Amenagement-du-territoire-Construction-Logement-et-Transports/Amenagement-et-developpement-durables/Enquetes-publiques/Enquetes-ICPE
Là, vous pourrez écrire vos remarques.
Pensez à indiquer vos coordonnées pour bien personnaliser votre message.
Vous avez jusqu'au 6 juin pour vous manifester et faire vos remarques. Plus il y aura de messages, plus les autorités françaises auront à réagir.
Voici quelques éléments relevés côté français que les Suisses peuvent reprendre pour faire réagir le commissaire enquêteur:
1. Les enjeux sont importants, puisqu’il s’agit de l’avenir des paysages visibles depuis Jougne, Entre les Fourgs et au delà, de la valeur des investissements immobiliers, de l’attrait touristique de ce secteur, et de nombreux autres éléments.
Je cite le Guide pour le développement
de l’éolien du Parc du Haut Jura : le type paysager « Mont
et sommet à dominante d’alpage et de forêt d’altitude »
inscrit au Plan de Parc : à partir de l’analyse croisée des
enjeux liés à cette unité paysagère, notamment en termes de
soumission à la vue et d’ampleur de vue, le Parc considère que
l’implantation d’éoliennes n’est pas compatible avec les
objectifs de préservation du caractère emblématique des
paysages concernés.
3. Les photomontages fournis par les promoteurs font preuve d'une manipulation crasse et ne correspondent pas à la réalité du paysage perçu depuis le côté français.
Trois possibilités s'offrent à vous:
1. Se déplacer en mairie pour discuter avec le commissaire enquêteur. Pas facile pour tout le monde...
2. Envoyer un courrier postal à la mairie de Jougne, à l'attention de Monsieur François Goutte-Toquet, commissaire enquêteur.
3. Envoyer un email à l'attention du commissaire enquêteur (toujours Monsieur François Goutte-Toquet).
pref-observations-enquetes-publiques@doubs.gouv.fr
4. Cliquer sur le lien suivant: http://doubs.gouv.fr/Politiques-publiques/Amenagement-du-territoire-Construction-Logement-et-Transports/Amenagement-et-developpement-durables/Enquetes-publiques/Enquetes-ICPE
Là, vous pourrez écrire vos remarques.
Pensez à indiquer vos coordonnées pour bien personnaliser votre message.
Vous avez jusqu'au 6 juin pour vous manifester et faire vos remarques. Plus il y aura de messages, plus les autorités françaises auront à réagir.
Voici quelques éléments relevés côté français que les Suisses peuvent reprendre pour faire réagir le commissaire enquêteur:
1. Les enjeux sont importants, puisqu’il s’agit de l’avenir des paysages visibles depuis Jougne, Entre les Fourgs et au delà, de la valeur des investissements immobiliers, de l’attrait touristique de ce secteur, et de nombreux autres éléments.
2. La convention d’Aarhus, dans une
directive européenne, impose à toutes les collectivités de
donner toute l’information dont elles disposent en matière
d’environnement. Hors à ce jour par exemple, ni les
collectivités en charge de l’enquête, ni KohleNusbaumer ne
reprennent et communiquent les éléments d’analyse qu’a rédigé
le Parc Naturel Régional du Haut Jura côté français, dans son
guide de développement de l’Eolien
dans le Parc du Haut Jura (guide joint). Guide édité en
décembre 2016 (simple à lire, c’est édifiant quand on connait
le contenu du rapport de KohleNussbaumer). Le Parc a développé
un argumentaire concernant les zones de continuité écologique
à préserver, les cœurs de biodiversité à protéger, les sites
remarquables à conserver, le respect des habitants des
paysages et de l’environnement. Le parc rappelle que les
effets de dominance et/ou de permanence visuelle doivent être
évités. De par leur position par rapport au site
d’implantation des éoliennes, Jougne, Entre-les-Fourgs, la
Ferrière-Sous-Jougne seraient clairement victimes de dominance
et de permanence visuel puisque Jougne, implanté sur des
pentes faisant face aux éoliennes, est exposé à la permanence
visuelle le long de très nombreuses rues du village, et Entre
les Fourgs et la Ferrière sont victimes de dominance visuelle
puisqu’en position de contre-plongée prononcée par rapport aux
éoliennes géantes. Au regards des éléments d’analyse du Parc,
le Parc a établi les secteurs où l’implantation des éoliennes
n’est pas compatible avec la préservation des paysages et de
la biodiversité. Voici une copie de la carte montrant toutes
les zones d’exclusion. Superposé, la localisation de la
commune de Jougne et la localisation du projet éolien à
quelques mètres seulement de la commune de Jougne. La commune
de Jougne est intégralement dans la zone d’exclusion pour les
raisons suivantes au moins:
- sa proximité avec le site paysager
et sonore remarquable des falaises du Mont d’Or,
-son aire de présence du grand
tétras,
- ses 2 monuments historiques
(monument aux morts et chapelle)
- son paysage de type « Mont et
Sommet à dominante d’Alpage et de forêt d’altitude ».
3. Les photomontages fournis par les promoteurs font preuve d'une manipulation crasse et ne correspondent pas à la réalité du paysage perçu depuis le côté français.
Par exemple, toutes les photos dans ce
dossier, prises coté français,
souffrent d’au moins un des défauts suivants:
- un contrejour atténuant l’imposante silhouette des éoliennes.
Exemple :
- photos prise de loin, alors qu’il y a de nombreux points
de vues dans Jougne qui auraient montré le projet sous un angle beaucoup plus effrayant (nous y travaillons). Exemple :
-
photos prises en grand angle et très près de monuments
caractéristiques du village de Jougne, ce qui réduit et écrase
artificiellement la taille des éoliennes sur les photos. (La perspective
s’approche vraiment de celle vue par l’œil humain que lorsque la photo
est prise avec un objectif de 50mm de distance focale.
Ce n’est pas le cas sur ces photos). Exemple :
Le choix de toutes les prises de vues publiées dans ce rapport, représente un des signes traduisant
le caractère mensonger et erroné du rapport.
Bref, il y a de quoi faire des remarques et il ne faut pas s'en
priver. La mobilisation des deux côtés de la frontière a bien
fonctionné pour la mise à l'enquête suisse. Il faut qu'elle
fonctionne de même pour la mise à l'enquête française.
Nous comptons sur vous !
Nous comptons sur vous !
samedi 20 mai 2017
lundi 24 avril 2017
Nombre d'oppositions Bel Coster
Voici donc le bilan officiel de la mise à l'enquête Bel Coster. Intéressant le sceau des communes en bas à gauche !
Bon, ils n'ont pas voulu faire le total, mais nous voulons bien nous charger de ce plaisir car c'en est un.
312 oppositions suisses qui représentent 412 opposants (donc personnes)
143 oppositions françaises qui représentent 194 opposants
Total: 455 oppositions qui représentent 606 opposants !
C'est un résultat magnifique.
Quand on s'amuse comme KohleNusbaumer à interpréter les chiffres, on voit que 199 personnes vivant à moins de 3 kilomètres d'une éventuelle éolienne ont fait opposition. Ce n'est vraiment pas rien.
Reste maintenant à voir comment seront traitées ces oppositions et par qui...
vendredi 14 avril 2017
Opposition Pro Natura
Vous pouvez trouver l'opposition au projet Bel Coster faite par l'association Pro Natura en cliquant ici !
Là encore, cela vaut la peine de la lire. Ça permet d'avoir encore plus d'arguments contre la pose de ces machines sur le Jura.
Merci à Pro Natura de nous avoir permis de vous la mettre à disposition.
mardi 11 avril 2017
Opposition PLVD Bel Coster
Vous pouvez consulter l'opposition qui a été envoyée aux trois communes de Ballaigues, Lignerolle et L'Abergement par l'association Paysage-Libre Vaud (PLVD). Vous la trouverez en cliquant ici.
Cela vaut vraiment la peine de prendre le temps de la lire.
Bonne lecture !
mardi 14 mars 2017
Mise à l'enquête Bel Coster
Voilà, cette fois-ci, c'est vraiment lancé. La mise à l'enquête pour le parc de Bel Coster va durer du 14 mars au 12 avril 2017. C'est le moment de se mobiliser et de réunir un maximum d'opposition. L'idéal serait d'avoir des oppositions individuelles plus que des oppositions collectives. 250 oppositions individuelles marquent plus l'opinion qu'une opposition signée par 500 personnes...
Nous vous proposons une marche à suivre pour réaliser votre opposition. Vous y trouverez les éléments à avoir ainsi qu'une série d'arguments. A vous de sélectionner ceux qui vous touchent le plus et de composer votre propre opposition. N'hésitez pas à ajouter des éléments que nous aurions omis. Vous pouvez trouver cette marche à suivre en cliquant à cet endroit.
Modifiez-la à votre gré et n'oubliez pas de l'envoyer avant le 12 avril. N'hésitez pas à motiver un maximum de personnes à faire cette démarche en leur envoyant le lien ou en leur mentionnant ce site.
Vous pouvez aussi trouver un prospectus avec plusieurs arguments (à faire circuler) en cliquant ici.
dimanche 12 mars 2017
Fin d'hibernation
L'hiver, saison paraît-il propice aux éoliennes, touche à sa fin et l'actualité éolienne revient au premier plan de l'actualité de notre région. Après Vallorbe, Vaulion et Premier avec Sur Grati, après La Vallée de Joux et son Eoljoux, après Mont-la-Ville, La Praz et Juriens avec le Mollendruz, voici venir Ballaigues, Lignerolle et L'Abergement avec le projet Bel Coster. La mise à l'enquête va être lancée cette semaine, mardi pour être précis. Nous ferons tous les efforts possibles pour vous proposer un modèle d'opposition avec un argumentaire que vous pourrez télécharger mardi soir. Nous aurons besoin de votre aide et de votre mobilisation pour montrer le refus d'un tel projet.
A mardi donc !
lundi 12 septembre 2016
Oser dire non !
Voici un texte commun aux nombreuses associations luttant contre l'implantation d'éoliennes industrielles dans nos régions. Vous pouvez le télécharger et le diffuser autour de vous en cliquant ici.
Oser dire NON
Le 25 septembre les citoyens de la commune du Chenit à la Vallée de Joux devront se prononcer sur un projet de parc éolien comptant 7 machines de plus de 200 mètres situé aux Grands–Plats, qui plus est dans un périmètre classé à l’Inventaire fédéral des paysages. Le même jour, les citoyens du Val-de-Travers voteront sur la modification partielle du plan d'aménagement local de Buttes (parc éolien de la Montagne de Buttes, 19 éoliennes).
Nous, opposants de toutes les crêtes du Jura, en appelons aux habitants concernés à dire NON à ces projets destructeurs.
Les éoliens pratiquent la tactique du saucissonnage consistant à faire croire qu’il ne s’agit que de projets locaux avec peu d’impact sur le paysage. En réalité, ils font partie d’un ensemble visant à couvrir le Jura de 49 parcs réunissant des centaines d’éoliennes géantes entre la Dôle et l’Argovie. Il faut oser dire NON à cette destruction massive des crêtes du Jura.
Les éoliens prétendent contribuer à sauver l’environnement. Mais, on ne sauve pas l’environnement en détruisant le paysage. En réalité, la seule motivation est financière, car le courant éolien, par ailleurs aléatoire et intermittent, donc absolument pas fiable, est totalement subventionné et permet aux promoteurs d’engranger des centaines de millions sans aucun risque. Il faut oser dire NON à cette cupidité insensée.
Les éoliens argumentent avec le mix des nouvelles énergies renouvelables pour sortir du nucléaire. En réalité, les quelques 900 machines géantes prévues en Suisse (coût prévu 10 milliards) ne contribueront, selon Suisse Eole qui a intérêt à gonfler ce chiffre, que pour environ 7% à la production d’électricité en 2050, alors que l’UBS dans un rapport destiné aux investisseurs (mars 2016) n’évoque qu’un négligeable 1,4%. Il faut oser dire NON à ces projets aussi faramineux qu’inutiles.
Les éoliens minimisent les risques pour la santé liés au fonctionnement des machines géantes. Ils rejettent systématiquement les mises en garde des médecins et scientifiques qui exigent des mesures de protection (dont une distance minimale aux habitations de 2 ou 3 km) et un moratoire sur l’implantation de nouvelles machines tant que les nuisances n’ont pas été étudiées. Il faut oser dire NON à cette précipitation sans scrupule.
Les éoliens n’hésitent pas à exercer des pressions sur les opposants et les sceptiques. Nous comprenons la crainte de perdre un contrat ou un travail, d’être diffamé et exclu. Et pourtant il faut oser dire NON à ces procédés indignes d’une démocratie.
Les éoliens sont peu nombreux et ils plient le genou devant le nouveau veau d’or et les perspectives de gains rapides et juteux. Nous, opposants de tout l’Arc Jurassien, sommes des milliers à résister contre la destruction planifiée de notre patrimoine et c’est tous ensemble que nous disons NON.
Ajoie Paysage Libre - Amis de Tête de Ran / La Vue des Alpes - Association pour la sauvegarde des Gittaz, du Mont-des-Cerfs et de Sainte-Croix - Collectif de citoyens pour la diffusion de l'information sur l'industrie éolienne - Eoliennes: Vraiment ? - Fédération Pro Crêtes - Franches-Montagnes, je m’engage - Les Travers du Vent - Thaler Landschaft ohne Windräder - Pro Grenchen - SOS JURA Vaud Sud - SOS Vent d’Amont - Touche pas à mes crêtes - Vent des Monts - Vol au Vent
(Septembre 2016)
mercredi 27 janvier 2016
Article La région sur la présentation faite à Ballaigues
Voici l'article écrit par M. Ludovic Pillonel et paru dans le journal La Région. Pour consulter l'article sur le site du journal, c'est ici !
Le parc de Bel Coster n’est pour eux que du vent
Ballaigues – L’association SOS Jura Vaud-Sud a présenté, mardi soir au Centre villageois, ses arguments contre le projet éolien qui prévoit l’implantation de neuf éoliennes sur les crêtes du Suchet.
Un public nombreux a fait le déplacement, mardi soir à Ballaigues, pour assister à la séance d’information proposée par l’association SOS Jura Vaud-Sud, fermement opposée à l’installation de neuf éoliennes sur les crêtes du Suchet, entre Les Cernys et Bel Coster. Ce projet développé par Alpiq, avec l’appui des autorités communales de Ballaigues, Lignerolle et L’Abergement, devrait être mis à l’enquête prochainement.
Pierre Sauvain, membre du comité de l’association a, dans un premier temps, projeté des illustrations pour montrer l’impact paysager des turbines de Bel Coster, mais aussi des projets voisins que sont Sur Grati, Eoljoux et le Mollendruz. C’est à François Leresche qu’a, ensuite, été confiée la tâche de présenter les principaux enjeux liés à l’exploitation industrielle de l’énergie éolienne.
Son exposé a, d’abord, porté sur le cas concret de Bel Coster, chiffres à l’appui. D’une hauteur totale d’environs 200 mètres et d’un diamètre de 13,22 mètres à la base du mât, les neuf machines nécessiteront la création de routes d’accès pour être acheminées sur le site de leur implantation. «Il faudra creuser de gros trous et les remplir de béton et de ferraille», a commenté le membre de l’association, en référence à l’aménagement nécessaire à la pose de la fondation d’une éolienne, d’un diamètre de 23,90 mètres.
François Leresche s’est également arrêté sur nos voisins. «En Allemagne, un pays qui compte 24 000 éoliennes, 27 centrales à charbon ont été remises en service pour compenser les failles de production d’électricité, rejetant 600 000 tonnes de CO2 par année», a-t-il, entre autres, relevé pour mettre en doute l’argument écologique avancé par les partisans de l’éolien.
Quant à l’autonomie régionale également prônée par ces derniers, il s’agit, selon François Leresche, de «la supercherie la plus grande», sachant, par exemple, que les constructeurs d’éoliennes sont étrangers, et qu’ils gèreront les turbines à distance, a-t-il indiqué.
Un troisième intervenant a reproché à l’orateur de se contenter de souligner les limites des énergies renouvelables sans proposer de solution. «On doit aussi mettre notre pierre à l’édifice», a-t-il commenté, tandis qu’un autre relevait que l’éolien fait partie d’un ensemble de mesures à prendre, afin d’éviter une catastrophe au niveau planétaire.
Un public nombreux a fait le déplacement, mardi soir à Ballaigues, pour assister à la séance d’information proposée par l’association SOS Jura Vaud-Sud, fermement opposée à l’installation de neuf éoliennes sur les crêtes du Suchet, entre Les Cernys et Bel Coster. Ce projet développé par Alpiq, avec l’appui des autorités communales de Ballaigues, Lignerolle et L’Abergement, devrait être mis à l’enquête prochainement.
Pierre Sauvain, membre du comité de l’association a, dans un premier temps, projeté des illustrations pour montrer l’impact paysager des turbines de Bel Coster, mais aussi des projets voisins que sont Sur Grati, Eoljoux et le Mollendruz. C’est à François Leresche qu’a, ensuite, été confiée la tâche de présenter les principaux enjeux liés à l’exploitation industrielle de l’énergie éolienne.
Son exposé a, d’abord, porté sur le cas concret de Bel Coster, chiffres à l’appui. D’une hauteur totale d’environs 200 mètres et d’un diamètre de 13,22 mètres à la base du mât, les neuf machines nécessiteront la création de routes d’accès pour être acheminées sur le site de leur implantation. «Il faudra creuser de gros trous et les remplir de béton et de ferraille», a commenté le membre de l’association, en référence à l’aménagement nécessaire à la pose de la fondation d’une éolienne, d’un diamètre de 23,90 mètres.
Courant intermittent
François Leresche s’est ensuite penché sur le recours à l’éolien pour sortir du nucléaire, faisant remarquer que cette source d’énergie produit du courant de manière intermittente, contrairement au flux continu garanti par l’atome. Selon lui, les près de 900 éoliennes en lice pour obtenir une subvention de la Confédération (RPC) permettraient de couvrir 1,6% de la consommation d’énergie nationale, alors qu’elles représentent un investissement de 9 milliards de francs. «Disproportionné», aux yeux du membre de l’association défavorable à Bel Coster, d’autant plus que les pics de production -tant de l’éolien que du photovoltaïque-, susceptibles de surcharger dangereusement le réseau, pourraient nécessiter la création de lignes à très haute tension. Des adaptations onéreuses -leur coût est estimé à 15 milliards de francs- et dommageables pour le paysage, indiquent les opposants.François Leresche s’est également arrêté sur nos voisins. «En Allemagne, un pays qui compte 24 000 éoliennes, 27 centrales à charbon ont été remises en service pour compenser les failles de production d’électricité, rejetant 600 000 tonnes de CO2 par année», a-t-il, entre autres, relevé pour mettre en doute l’argument écologique avancé par les partisans de l’éolien.
Quant à l’autonomie régionale également prônée par ces derniers, il s’agit, selon François Leresche, de «la supercherie la plus grande», sachant, par exemple, que les constructeurs d’éoliennes sont étrangers, et qu’ils gèreront les turbines à distance, a-t-il indiqué.
Les partisans des éoliennes se sont manifestés en fin de séance
«Un tissu de contradictions»
La partie réservée aux questions et interventions du public a permis à plusieurs personnes de manifester leur soutien aux opposants et à d’autres d’appuyer le projet Bel Coster, ainsi que le recours à l’énergie éolienne pour sortir du nucléaire. L’un des pros éolien, domicilié au Bugnon sur Ballaigues, dans l’habitation la plus proche de l’une des turbines, a qualifié l’exposé de François Leresche de «tissu de contradictions». Un autre membre de l’assemblée a mis en doute l’absence de rentabilité attribuée à l’éolien, signalant que la production envisagée pour le parc Bel Coster (près de 2600 heures par année) est nettement supérieure à celle du barrage de Super Dixence (1100 heures par an).Un troisième intervenant a reproché à l’orateur de se contenter de souligner les limites des énergies renouvelables sans proposer de solution. «On doit aussi mettre notre pierre à l’édifice», a-t-il commenté, tandis qu’un autre relevait que l’éolien fait partie d’un ensemble de mesures à prendre, afin d’éviter une catastrophe au niveau planétaire.
jeudi 21 janvier 2016
Article 24 Heures sur Bel Coster 21.01.2016
Article paru sur le site de 24 Heures et écrit par Erwan Le Bec.
Pour lire l'original: lien vers 24heures.ch
Pour lire l'original: lien vers 24heures.ch
Bel Coster pointe ses pales à deux pas de la frontière
AmpèresLe parc éolien prévu entre Ballaigues et Lignerolle doit être mis à l’enquête cette année. Chaque camp espère éviter l’escalade.
Ce sera «ce semestre», espère le promoteur Alpiq. Les communes de Lignerolle, de Ballaigues et de L’Abergement doivent décider prochainement de mettre à l’enquête le plan d’affectation du parc éolien de Bel Coster, un ensemble de neuf éoliennes hautes de 210 mètres – pales comprises – sur les crêtes du Jura. Son potentiel énergétique est important: il est évalué à 70 GWh, soit la consommation de 18'000 ménages. La capacité du parc à alimenter le débat public est peut-être plus grande encore: ses éoliennes seront visibles depuis Yverdon et Bavois, et surtout depuis toute la vallée française voisine de Jougne. Non raccordée au parc. Et dont personne n’a demandé l’avis à ce jour.
Une situation qui rappelle fortement celle du parc éolien du Brassus, à la vallée de Joux, qui subit depuis sa mise à l’enquête une véritable fronde des élus et des riverains français de la commune de Bois-d’Amont. Un député avait même interpellé la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal au Sénat, élue qui a diplomatiquement transféré le dossier aux Affaires étrangères de Laurent Fabius.
Bref. C’est dire si la grogne française a de quoi complexifier, voire retarder, la mise en œuvre d’un parc éolien pourtant inclus dans la planification cantonale. Face à ce précédant aux allures de poudrière diplomatique, tant opposants qu’autorités et promoteur suisses préparent leur stratégie pour Bel Coster.
Mesures de compensation
L’objectif étant d’éviter une véritable escalade de contestations de la part de la France voisine, dont les citoyens peuvent légalement faire opposition lors de la mise à l’enquête du plan d’affectation. Selon nos informations, une poignée d’antiéoliens convaincus se sont déjà manifestés à ce jour. «Nous avons invité la commune de Jougne à une séance d’information il y a quelques années, le maire et des adjoints sont venus,mais aucun citoyen», tempère le syndic de Ballaigues, Raphaël Darbellay. Et si une réelle opposition venait à se déclarer? «Dans ce débat, les fronts sont souvent figés, relève l’élu. A ce stade, tout ce qu’on peut faire c’est de l’information. Après, s’ils demandent des mesures de compensation chez eux, pourquoi ne pas entrer en matière?» Officiellement, la Mairie de Jougne refuse de se prononcer pour l’heure, et renvoie à la Communauté de Communes du Mont-d’Or, qui n’a pas répondu à nos sollicitations.
Le promoteur, lui, choisit de laisser diplomatiquement la porte ouverte à une collaboration énergétique. «Nous n’avons pas discuté de raccorder directement la commune de Jougne au parc, ce serait surtout la procédure administrative qui serait compliquée, réfléchit Raynald Golay, responsable du projet chez Alpiq. Mais nous sommes ouverts à la discussion.» A ce stade, la communication reste tournée vers les communes vaudoises concernées. «Nous avons fait de notre mieux pour que le projet aboutisse, et informé de manière ciblée à chaque étape importante, poursuit Raynald Golay. Mais ce sont des dossiers qui évoluent lentement.»
Le projet n’a toutefois pas échappé aux opposants suisses, qui comptent bien faire capoter le parc lors du passage du plan d’affectation devant les Conseils des trois communes concernées. Mardi soir, les antiéoliens donnaient d’ailleurs une séance d’information dans l’une d’entre elles, Ballaigues. «Pour nous, l’opposition française ne sera pas un argument essentiel, note François Leresche, de SOS Jura Vaud (Sud). Ces éoliennes ne seront pas visibles du village, mais elles le seront de toute la plaine. La population et les Conseils sont fortement partagés. Nous avons de bonnes chances.» Pas si sûr, relativise le syndic Raphaël Darbellay: c’est une motion émanant du Législatif de Ballaigues qui avait lancé le projet.
Transition
Chargé de prévenir le Département du Doubs et le ministère français ad hoc, le Canton de Vaud opte pour sa part pour une approche légaliste. «La France sera avertie de la mise à l’enquête. Les éventuelles oppositions de ses citoyens comme celles des Vaudois et des ONG seront traitées de la même manière, explique François Schaller, responsable de la plate-forme éolienne vaudoise. On peut difficilement anticiper les réactions locales. Une information préalable est essentielle pour que les collectivités prennent conscience de leur rôle dans la transition énergétique.» Il poursuit. «Le Canton rappelle aux porteurs de projets que les démarches participatives sont des compléments possibles aux procédures classiques. Elles peuvent aider à faire passer un projet.» (24 heures)
lundi 11 janvier 2016
Assemblée publique Ballaigues 19 janvier 2016
9 éoliennes au Bel Coster: Quoi, comment, pourquoi, pour qui ?
Assemblée publique d’information
19 janvier 2016, 19h30, Centre villageois de Ballaigues
DE QUOI PARLE -T -ON ?
ALPIQ SA, avec le consentement des autorités communales de Ballaigues,
Lignerolle et L’Abergement, veut imposer 9 éoliennes géantes sur la crête
ouest du Suchet, entre La Poyette et les Cernys. Ce parc éolien s’ajoute à
ceux de la Vallée de Joux (7 machines), du Mollendruz (12), de Sur Grati (6),
de Ste-Croix (6), de Provence (17), de Grandevent (11) et de la Grandsonnaz
(17). Nous nous opposons fermement à ce projet insensé.
COMMENT ?
En érigeant des machines qui culminent à plus de 200 m (70 étages) sur la
première ligne de crête, visibles de partout. En coulant des milliers de tonnes
de béton armé pour créer des socles de 27 m de diamètre et 4,5 de profond.
En ouvrant la forêt et les pâturages pour construire des routes capable de
supporter un camion de 126 tonnes. Enmaintenant été comme hiver une voie
d’accès reliant les éoliennes.
POURQUOI ?
Les arguments des promoteurs sont indéfendables. Le courant n’est pas
destiné à la consommation locale. Ces projets n’ont rien à voir avec le
réchauffement climatique, car le courant produit actuellement en Suisse est
déjà libre de toute émission de CO2. Les éoliennes ne permettront pas de
sortir du nucléaire, car on ne remplace pas du courant produit “en ruban” par
du courant intermittent et aléatoire. Et même avec toutes les éoliennes
prévues Suisse, on n’aurait que l’équivalent de 5 - 7 % de la consommation
couverte par du courant qui n’est pas forcément produit quand on en a besoin.
Quant à l’argument des places de travail, il faut rappeler que plus de 80% des
investissements (env. 8,5 Mios sur les 10,5 Mios que coûtent une éolienne)
partent directement à l’étranger.
POUR QUI ?
Le paysage est un bien commun qui n’appartient ni à Alpiq ni aux
municipalités impliquées. Il est clair que les entreprises d’électricité n’ont
aucun intérêt aux mesures d’économies. Leur vocation est de produire et
vendre toujours plus de courant le plus cher possible. Les éoliennes
subventionnées promettent de juteux bénéfices. Par exemple, Alpiq, d’un
côté, ferme sa centrale hydro-électrique de Chandoline (puissance 120 MW
pour du courant vert qui peut être produit à l’instant même où on en a besoin,
avec le meilleur système de stockage d’énergie: les barrages), d’un autre côté
projette de nombreux parcs éoliens, dont celui de Bel Coster (puissance de 27
MW, qui ne produit du courant que de manière aléatoire et intermitente).
Les communes qui participent à ces projets en espèrent des retombées
financières. Mais la subvention n’est pas destinée à refaire la toiture des
bâtiments communaux ou les trottoirs du village.
De plus, la production annoncée de 68 GWh au Bel Coster est un doux rêve.
Cela signifie une productivité (facteur de charge) de 29%, comme si ces
éoliennes allaient tourner pendant 2540 heures par an à pleine charge. Ces
chiffres sont de la plus haute fantaisie et il faudrait imposer contractuellement
aux promoteurs de garantir une telle production. Et même si c’était vrai, cela
ne représenterait que 0,1 % de la consommation suisse. Sacrifier nos
paysages pour une production électrique aussi dérisoire est une provocation.
VENEZ VOUS INFORMER !
Nous appelons également chaque citoyen à faire opposition dans un
délai d’un mois dès la mise à l’enquête publique qui paraîtra à la FAO ou
au pilier public des communes de Ballaigues, Lignerolle et l’Abergement,
par lettre recommandée à la Municipalité de et à 1338 Ballaigues ou alors
en indiquant et signant son opposition directement dans le dossier
soumis à l’enquête publique et déposé dans chacune des 3 communes.
vendredi 7 août 2015
Le retour de la bise noire!
La bise noire et son chantre le plus fervent étaient de la fête lors du 1er août à Ballaigues. La preuve avec cet article de Mme Duruz paru dans 24 Heures. A noter que les majestueux sapins n'auront plus grand chose de majestueux à côté d'éoliennes de 200 mètres de haut.
Pour bénéficier de l'article sous sa forme originale (avec une magnifique photo brouillardeuse), vous n'avez qu'à cliquer ci-dessous:
article 24 Heures
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article 24 Heures
Jacqueline de Quattro visite le futur parc éolien
BallaiguesTrois syndics du Jura vaudois ont emmené samedi la conseillère d’Etat sur les pâturages de Bel Coster, où 9 hélices sont prévues.
Il fallait un peu d’imagination pour visualiser les futures éoliennes du parc de Bel Coster se dressant près des majestueux sapins, enrobés de brouillard. Profitant de la venue de Jacqueline de Quattro à Ballaigues pour le toast à la patrie, le syndic Raphaël Darbellay l’a emmenée sur le site qui pourrait accueillir 9 mâts, à plus de 1000 m d’altitude.
Avec ses homologues de L’Abergement, Monique Salvi, et de Lignerolle, Olivier Petermann, ainsi que du préfet Etienne Roy, il a conduit en voiture la cheffe du Département du territoire et de l’environnement, longeant le mur de pierres sèches marquant la frontière franco-suisse depuis le chalet d’alpage de La Sagne à celui des Cernys.
«J’ai profité de la fête nationale pour «rebooster» notre projet, sourit Raphaël Darbellay. Il a l’avantage d’être éloigné de plus de 1,3 km de la première habitation et d’être accessible par des chemins déjà existants.»
Le parc de Bel Coster, lancé par les trois communes et Alpiq, en 2008, à la suite d’une motion du Conseil communal de Ballaigues, fait partie des quatre projets retenus par le Canton dans sa planification. Il pourrait alimenter 23'000 ménages en électricité, soit 70% du district Jura-Nord vaudois. Son dossier a été remis aux services cantonaux pour un examen préalable il y a dix mois. Depuis, plus de nouvelles, alors que les projets voisins, Sur Grati à Vallorbe et au Mollendruz, vont de l’avant.
Une certaine impatience
A Ballaigues, Lignerolle et L’Abergement, les édiles, qui ont déjà remodelé leur parc, le faisant passer de 17 à 9 hélices pour l’éloigner du Suchet, commencent à trouver le temps long. «Vos communes ont décidé de prendre leur destin énergétique en main en tirant parti de la fameuse bise noire, c’est exemplaire, les a rassurés Jacqueline de Quattro. Vous avez de la chance d’avoir une situation favorable, votre dossier est bien parti.»
La conseillère d’Etat a toutefois justifié la prolongation de l’examen par la décision du Tribunal cantonal sur le parc éolien de Sainte-Croix en mars. Il avait alors admis en partie des oppositions. «Le Canton est pionnier en matière d’éolien, il n’y a pas encore de cahier des charges national précis pour les parcs, a-t-elle poursuivi. Nous avons dû mener des études supplémentaires, notamment sur l’avifaune, pour mettre toutes les chances de notre côté. Aujourd’hui, quand on parle d’éolien, il s’agit plus de confrontation de certitudes que de vrais échanges d’information.»
Le dossier a en effet tout intérêt à être bien ficelé car, en face, l’opposition à ce parc – qui sera surtout visible depuis le village français de Jougne – s’organise. Une récolte de signatures a été lancée à Ballaigues l’an dernier. Des opposants sont intervenus au Conseil communal alors que l’association locale SOS Jura-Vaud (Sud) a rejoint la fédération anti-éoliennes cantonale Paysage Libre-Vaud.
Le préavis du Canton sur le plan partiel d’affectation du parc de Bel Coster est attendu pour la rentrée. L’étude d’impact global des différents parcs éoliens vaudois, demandé par plusieurs associations écologiques, est, quant à lui, prévu pour le mois de septembre, annonce la conseillère d’Etat, rappelant l’existence d’une plate-forme éolienne pour améliorer le dialogue entre les deux parties (24 heures)
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