Attention! Une pétition vient d'être lancée concernant le projet EolJoux (Vallée de Joux). Ce n'est pas la même que celle qui circule depuis quelque temps. Vous pouvez donc la signer si vous l'aviez fait avec la pétition Grati-Bel Coster-Mollendruz.
Nous avons besoin d'un maximum de signatures!
Voici un lien pour télécharger cette pétition. Cliquez, imprimez, faites signer, puis envoyez-la à l'adresse indiquée!
Il y avait dans l'émission Reportages sur tf1 une partie de l'émission consacrée au Lévézou, dans l'Aveyron, où les éoliennes provoquent réactions dans tous les sens. Vous pouvez voir ce reportages en cliquant sur le lien ci-dessous. http://videos.tf1.fr/reportages/la-bataille-du-levezou-8548664.html A noter qu'un reportage plus ancien, fait par les opposants aux éoliennes, est aussi disponible ci-dessous:
Voici la prise de position de M. Berney qui s'intéresse à l'énergie éolienne depuis longtemps et qui expose dans cet article l'évolution de son avis sur la chose:
A propos d’Eoliennes
Au sens populaire du terme, je ne suis
pas «un écolo». J’ai au contraire, avec l’entreprise qui m’occupait, vécu, en
fabriquant année après année une quantité de béton correspondant, en volume, à
un socle d’éolienne.
L’éolien, cette manière de transformer
la force du vent en électricité, m’a séduit dès le début. Je voyais dans les
atermoiements des professionnels de l’électricité, favorables au nucléaire, des
intérêts financiers suspects. Aujourd’hui, je pense que l’éolien est devenu une
aventure irréaliste. D’autre part, les professionnels de la branche ont eux
aussi changé de position sans toutefois en expliquer vraiment les raisons. Ce
qui m’interpelle.
Il devient donc nécessaire de remonter
le courant, cette fois avec le vent contre la force du vent. Depuis, le
nucléaire a montré ses dangers, la tendance est à sa suppression en Allemagne
et en Suisse. Une bonne chose. Les autorités suisses afin d’encourager la
production de courant non nucléaire ont invité les producteurs d’électricité à
acheter tous les surplus de production éolien, photovoltaïque et hydraulique.La sortie du nucléaire a même été décidée.
Les fabricants d’éoliennes, comme des
marchands de rêve, ont fait le reste. On rétribue les propriétaires des sols,
privés ou communaux, on finance les investissements, l’argent est si bon marché
aujourd’hui et la vente de la production est assurée. Pourquoi ne pas biller
dans le lard les yeux fermés. Oui c’est si humain et tout à fait
compréhensible. Ma petite société distributrice deviendrait productrice, une
aubaine. En cas de revers, les contribuables passeront à la caisse.
Toutefois, au vu de ce qui se passe en
Allemagne notamment et par extrapolation, les mille six cents éoliennes prévues
en Suisse ne remplaceraient pas la moindre de nos centrales nucléaires. Toutes
les éoliennes du continent sont, par manque de vent, quasiment à l’arrêt
simultanément. Pour compenser ces pertes forcées de production, des centrales à
charbon polluantes sont en construction. En résumé un échec.
La Suisse, pour cela, ne doit pas faire
les mêmes erreurs et massacrer ses paysages, ceux du Jura notamment. Le cas de
la Vallée de plus est particulier. Projeter des éoliennes dans un site protégé
figurant à l’Inventaire Fédéral, relève d’une provocation insoutenable. Il est
temps, à mon avis, que la population prenne conscience de l’arnaque que
représentent ce projet en particulier et tous les autres en général.
En attendant la solution idéale,
continuons à surélever nos barrages et à en construire de nouveaux.
Si jamais vous connaissez des personnes en charge de nos communes, voici une information qu'il serait bon de leur transmettre, au cas où elles ne l'auraient pas eue. Comme entendu lors d'une séance à Vallorbe, l'éclairage public ne représente que des "peanuts", mais c'est probablement là le début d'un véritable changement de mentalité: comment économiser l'énergie et non pas comment en produire plus...
Le lien en fin d'article permet de voir quelles sont les modalités d'inscription à cet atelier de travail (plus joli et facile à dire que workshop).
Eclairage public et efficacité énergétique : workshop pour les communes
Chaque année en Suisse, l’éclairage public coûte 150 millions de francs aux collectivités publiques. En équipant les systèmes d’éclairage avec des lampes plus efficientes et en réduisant l’éclairage en fonction des besoins, la consommation d’électricité pourrait diminuer de 50% en moyenne. Outre l’aspect financier, un éclairage public plus efficient sur le plan énergétique aura également des impacts positifs sur l’environnement et la santé, notamment grâce à la diminution de la pollution lumineuse. En collaboration avec S.A.F.E, le Centre de formation WWF organise un workshop au cours duquel les communes pourront découvrir comment planifier et réaliser concrètement l’assainissement de leur éclairage public, et diminuer ainsi leurs impacts sur l’économie, l’environnement et la santé.
Extrait de l'intervention au Sénat français de Jean-Marc Jancovici, ingénieur conseil, le 20 mars 2012 dans le cadre des travaux de la Commission d'enquête sur le coût réel de l'électricité.
Appliqué à l'éolien, ce terme « renouvelable » est en l'occurrence gravement trompeur et mensonger car il s'agit pour l'éolien d'une énergie « intermittente ». Il induit dans l'opinion publique l'idée qu'il s'agit d'énergies continues et fiables. Associer par exemple "solaire- éolien- hydraulique" dans les lois sur les énergies renouvelables n'est pas acceptable. L'électricité hydraulique est maitrisable car l'eau d'un barrage peut être stockée. Dans le cas de l'éolien, "le vent ne se stocke pas" et la production d'électricité n'est ni maitrisable ni continue ni stable
Cette erreur sémantique est capitale. C'est à cause d'elle que tous les responsables politiques et les citoyens sont induits en erreur, tout particulièrement en Europe, et plaident de bonne foi pour la « transition énergétique avec des éoliennes ». Or on ne peut remplacer des sources énergétiques continues et fiables par d'autres qui sont intermittentes et aléatoires. Le courant alternatif ne se stockant pas, les « crêtes » et surtout les « creux » de production, posent des problèmes majeurs et il est nécessaire de réguler le réseau par des centrales thermiques souples qui prennent le relais (charbon, gaz, fuel).
Le Président de GDF-SUEZ, société fortement impliquée dans l'éolien en France, mettait clairement en garde dès le 8 juin 2011 contre la séduction excessive qu'exerce sur l'opinion publique les énergies renouvelables soulignant le prix élevé de l'éolien : « Ce sont des énergies intermittentes qui vont nécessiter de grandes capacités de réserves qui vont reposer sur le gaz naturel », on va payer 3 fois. D'abord parce qu'il faudra construire deux systèmes (éolien-gaz); deuxièmement, il faudra subventionner les éoliennes ; troisièmement les turbines gaz vont fonctionner seulement 70% du temps et le coût de l'électricité va être augmenté d'autant. Outre le prix élevé, le système éolien-gaz va générer des gaz à effet de serre 70% du temps. C'est donc un système pollueur ».
Le problème devient crucial si le pays concerné ne dispose pas de réserves de centrales thermiques pour la régulation du réseau, obligeant à en construire des nouvelles. Cela est le cas en Allemagne avec les centrales à charbon, à lignite et à gaz et ce sera prochainement le cas pour la France si le programme de la transition énergétique éolien est maintenu. L'article du magazine Der Spiegel du 25 octobre 2013 en fait la démonstration: "Les fermes éoliennes sont des tueuses du climat et ces énergies renouvelables n'ont pas réduit l'émission de co2 de l'Europe d'un seul gramme."
Il faut ajouter à cette analyse le fait que l'éolien implique la construction d'un nouveau réseau électrique pour collecter et redistribuer le courant. Pour raccorder des milliers de centrales de production d'électricité que sont les parcs éoliens disséminés sur le territoire, et pour éviter une instabilité des réseaux, ERDF a annoncé 40 milliards d'investissements dont 4000 km de lignes Haute tension..
Poursuivre le programme de la Transition énergétique en mettant 20.000 à 25.000 éoliennes alors qu'il y en déjà plus de 5.000 sur la France , entrainera un résultat contraire aux objectifs et produira une augmentation des émissions gaz à effet de serre de notre pays ce qui est totalement incompatible avec les objectifs écologiques affichés par l'Europe et par le programme mondial pour lutter contre le réchauffement climatique
Cette erreur mettra la France en position d'accusation lors de la conférence mondiale sur le climat qui se tiendra à Paris en octobre 2015
Se chauffer grâce à l'eau du lac peut sembler paradoxal. Or selon une étude publiée par l'institut de recherche Eawag, l'eau des grands lacs helvétiques pourrait fournir l'équivalent en énergie d'une ou deux centrales nucléaires. Et ce sans causer de dommages à l'environnement.
Les grands lacs recèlent un "énorme potentiel" d'approvisionnement en chaleur, affirme l'équipe du chercheur Alfred Wüest, professeur de physique aquatique chez Eawag.
Les profondeurs des grands lacs affichent une température constante de 4 degrés. Cela est suffisant pour produire de la chaleur à l'aide de pompes à chaleur, écrit Eawag, spécialisé dans le domaine de l’eau et des systèmes aquatiques.
A l'aide de modèles mathématiques, les chercheurs ont calculé de quelle façon la température et la couche d'eau se modifieraient si 1 gigawatt en énergie était prélevé pour produire de la chaleur ou fournir du froid.
Cela correspond à une prestation d'une centrale nucléaire; un million de personnes pourraient être approvisionnées en énergie à proximité des lacs. Selon les chercheurs, un gigawatt est minime en comparaison des 120 gigawatts par an que les lacs perdent en raison du rayonnement infrarouge.
Selon les experts, le mercure à la surface de l'eau se refroidit de maximum 0,2 degré si 1 gigawatt est prélevé pour chauffer. La température baisse même de seulement 0,1 degré si la chaleur prélevée en hiver est compensée en été, en réinjectant de l'eau froide usagée dans le lac.
Si le mercure varie de plus ou moins 0,5 degré, cela n'a pas d'impact sur les lacs d'un point de vue écologique, affirment les chercheurs, dont les résultats ont été publiés dans le journal spécialisé "Water Resources Research".
Même l'impact sur l'écosystème serait faible, insiste Alfred Wüest. Surtout si l'on tient compte de la quantité d'énergie fossile qui pourrait être économisée. Quelque 65% du chauffage dans les ménages suisses provient de l'énergie fossile, comme le mazout.
Les premiers projets se dessinent déjà. "Genève Lac Nations" veut ainsi utiliser l'eau du lac Léman pour chauffer - le cas échéant rafraîchir - les locaux de l'Ecole polytechnique fédérale, de l'Université de Lausanne et de l'ONU à Genève. Environ 1500 tonnes de mazout seraient économisées.
Les lacs Léman, de Neuchâtel, de Lucerne, de Constance et le lac de Thoune pourraient fournir plus de 60 gigawatts de chaleur utilisable, soit l'équivalent de 60 centrales nucléaires. A condition que la température à 100 mètres de profondeur ne varie au maximum que d'un degré.
Un grand nombre de sites internet a été ajouté dans la liste des liens à droite. La plupart sont des sites suisses (deux sont en allemand), quelques-uns sont européens. N'hésitez pas à prendre le temps d'aller les consulter!
Un des reportages de Mise au Point du 30.12.2014 traitait du débat qu'il va y avoir cette semaine au Conseil National concernant l'avenir énergétique de la Suisse. Pour le revoir, il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous.
SAINT-ROBERT-BELLARMIN – Une pale d’éolienne, pesant près de 8 tonnes, s’est soudainement détachée avant de retomber lourdement au sol dans la nuit de vendredi à samedi dernier à Saint-Robert-Bellarmin, tout près de Lac-Mégantic. Une défaillance majeure, qui a entraîné l’arrêt d’urgence d’une quarantaine d’autres éoliennes, en plus d’une inspection en profondeur.
Des images obtenues par TVA Nouvelles montrent l’immense pièce métallique au beau milieu d’un chemin de gravier.
La pale, qui fait 45 mètres, est aussi longue que l’aile d’un Airbus A380.
Au moment de l’accident, l’éolienne tournait à pleine vitesse. Personne au sol n’a été blessé.
L’endroit, éloigné des habitations, est cependant fréquenté par des promeneurs, des chasseurs et des acériculteurs.
Fait inquiétant: près d’une semaine plus tard, la compagnie EDF, responsable du parc éolien pour le compte d’Hydro-Québec, ignore toujours ce qui a provoqué la défaillance.
«Il ventait fort. Mais selon nos premières constations, ce ne serait pas relié à un facteur externe. C’est plutôt une pièce qui a eu une faiblesse», a expliqué Alex Couture, directeur chez EDF.
C’est l’éolienne numéro 1 qui a connu le problème. Fabriquée par la firme allemande Senvion, elle a été mise en service il y a à peine deux ans. Les pales, quant à elles, sont fabriquées en Gaspésie.
Les 39 autres éoliennes voisines ont aussitôt été mises à l’arrêt pour permettre une inspection d’urgence.
«Aussitôt qu’on aura déterminé la cause de cet événement-là, on va aussi entreprendre une série d’inspections (ailleurs) avec le fabricant. C’est très sérieux», a affirmé M. Couture.
Combien d’éoliennes ailleurs au Québec devront donc être inspectées? EDF hésite à se prononcer.
Selon nos recherches, le fabricant Senvion a livré jusqu’à présent à Hydro-Québec 328 éoliennes, principalement en Gaspésie. La compagnie a obtenu le contrat pour 236 autres.
De son côté, EDF exploite six parcs éoliens pour le compte d’Hydro-Québec.
Joint par TVA Nouvelles, le maire de Saint-Robert-Bellarmin, Jeannot Lachance, attendait les conclusions de l’enquête avant de se prononcer.
« EDF m’a informé qu’il y avait eu un problème et que la pale était tombée, a dit le maire. Ça ne m’inquiète pas trop. S’il y avait du danger, il nous le dirait.»
Un agriculteur de Puidoux va plus loin que le biogaz
Article de 24Heures / 24.11.2014
Grâce à une installation de biogaz innovante et ultra-écologique, Georges Martin a gagné l'AgroPrix 2014 à Berne.
Quand Georges Martin a repris l'exploitation à son père Louis, en 1978, six vaches y paissaient. Elles sont aujourd'hui 250, et côtoient poules et cochons. Cette ambition assumée a poussé l'agriculteur de 59 ans à réfléchir sans cesse à de nouvelles solutions. C'est cette dynamique que salue le prix spécial de l'Association suisse de la machine agricole (ASMA), reçu à Berne la semaine passée (dans le cadre de l'AgroPrix). Il récompense son installation de biogaz qui comprend, et c'est là l'innovation, un système prototype de raffinage du digestat liquide (fumier après méthanisation).
«La réflexion autour du biogaz, nous l'avons commencée il y a quinze ans, explique Georges Martin. Nous venions de moderniser notre installation de vente directe, initiée avec la crise de la vache folle, pour redonner confiance au consommateur, et avions une facture d'électricité énorme.»
En pole position des installations de biogaz en 2000 - une petite centaine d'agriculteurs en possèdent aujourd'hui en Suisse - Georges Martin a vite repéré le «paradoxe écologique» qu'elles représentaient. «D'abord, la fabrication d'électricité par le biogaz produit la plupart du temps davantage de purin qu'elle n'absorbe de fumier. C'est ce qui bloque beaucoup de projets actuellement. Comment stocker et où épandre cette matière? Et puis le transport du
purin par camions - de Suisse centrale, où il y a une grande concentration de bêtes, en Suisse romande, pour engraisser les champs - est un non-sens.»
Un camion au lieu de dix
Le système d'évaporation mis au point à Malters (LU) par l'ingénieur Oliver Arnold, dont le prototype est installé à Puidoux, apporte une solution. «Des dix camions qui transportent du purin liquide, il n'en faut plus qu'un pour l'engrais sec. Et aujourd'hui, il faut penser local», ajoute l'ingénieur. Le principe : évaporer le digestat liquide obtenu par méthanisation (sous les deux bulles noires caractéristiques des installations de biogaz), pour en tirer un concentré ultrariche en éléments nutritifs qui sera ensuite séché. «Cette matière solide est plus efficace que l'épandage liquide, qui s'enfonce dans les sols à la première pluie», argumente Georges Martin, qui fournit le Golf de Lavaux, des vignerons et des jardiniers en engrais sec.
Gain de place de stockage, récupération de l'eau d'évaporation pour l'arrosage, et concurrence aux engrais artificiels importés, la méthode est un modèle d'écologie, mais aussi d'économie. «C'est un poste important pour l'exploitation. Malheureusement pour la paysannerie, il est plus rentable aujourd'hui de faire du biogaz que du lait.» se désole l'agriculteur.
Cohabitation agricole
Il prône d'ailleurs, au travers de son système, un retour aux valeurs de l'agriculture. Celui qui vient à la ferme y apporte son gazon, qui finira dans l'engrais qu'il achète, en même temps que la viande des bêtes préparées sur place. «Et ses enfants peuvent caresser les animaux, ajoute Georges Martin. Cette cohabitation, c'est le seul avenir possible pour le métier. Les jeunes admettent trop facilement la complexité, alors que les solutions sont souvent toutes simples.»
L'ingénieur Oliver Arnold opine du chef à cette évocation : «M. Martin ne file pas droit comme tout le monde, il essaie de nouvelles voies, et ça, c'est primordial.» Un côté «artiste» qui n'ôte rien au pragmatisme du paysan. A l'image de son paternel, qui à côté de son activité agricole était aussi «coiffeur des jours de pluie» et jouait de 22 instruments de sa création. Et qui, à l'heure de lui remettre la ferme, avait enfin pu s'adonner à sa passion musicale.
Apparemment, la Suisse redevient un pôle d'innovation concernant le solaire. Après les panneaux blancs, il y a maintenant de gros progrès concernant la fabrication, l'efficacité et le prix.
Pour preuve, l'article paru dans Bilan.
Meyer Burger lance les panneaux solaires ultra-performants
17 Novembre 2014
PAR AWPLa production pilote de panneaux solaires ultra-performants de Meyer Burger, spécialiste bernois des technologies photovoltaïques, a démarré à Hauterive (NE).
Keystone
PHOTOVOLTAÏQUE
La production pilote de panneaux solaires ultra-performants a démarré à Hauterive (NE). En collaboration avec le CSEM, Meyer Burger, spécialiste bernois des technologies photovoltaïques, veut développer les "meilleures cellules solaires au monde".
"On redevient champion du monde dans l'efficacité des panneaux solaires", s'est enthousiasmée lundi à Hauterive la conseillère fédérale Doris Leuthard lors de l'inauguration de l'unité-pilote. La production de cellules solaires à hétérojonction (HJT) influencera décisivement le secteur dans le futur, car elle est plus efficace, avec un rendement plus élevé et de faibles coûts de fabrication.
C'est la raison pour laquelle, elle constitue la pièce maîtresse du programme Swiss-Inno HJT, financé par l'Office fédéral de l'énergie et le canton de Neuchâtel. L'enveloppe se monte à 10 millions de francs sur trois ans.
MOINS DE DÉPENDANCE
"Ce projet va dans la bonne voie" pour atteindre le tournant énergétique cher au Conseil fédéral, a ajouté la cheffe du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). Il permettra aussi de réduire la dépendance énergétique vis-à-vis de l'étranger, ce qui a un sens au niveau économique et géopolitique, a précisé Doris Leuthard.
"Actuellement, la Suisse importe les 78% de son énergie et dépense chaque année 31 milliards de francs" dans ce domaine.
Peter Pauli, CEO de Meyer Burger, s'est réjoui de la réussite de "la collaboration entre la recherche et l'industrie" sans devoir dégager des moyens financiers énormes. D'ici à 2020, "notre objectif est de réaliser des cellules de nouvelle génération 30% plus efficaces", a-t-il ajouté. Dans un premier temps, un taux de rendement de plus de 22% est attendu.
LUTTER CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE
Christophe Ballif, directeur du centre photovoltaïque du CSEM, a rappelé que les bases de ce procédé de production novateur ont germé en 2006 déjà dans les locaux de l'Institut de microtechnique (IMT) de l'Université de Neuchâtel, repris depuis par l'EPFL. Le professeur se réjouit que le projet ait pu arriver à maturité industrielle. "Nos chercheurs sont motivés pour lutter contre le réchauffement climatique".
"Qui peut encore prétendre que le solaire n'est pas efficace ?", a renchéri Mario El-Khoury, CEO du Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM). Ce dernier a rappelé la dernière innovation développée entre ses murs, à savoir des panneaux solaires blancs, présentée fin octobre comme une révolution pour l'intégration architecturale des modules solaires.
MARCHÉ ASIATIQUE
"Les futurs clients proviennent à 80% du marché asiatique et sont de gros producteurs de cellules solaires", a expliqué Benjamin Strahm, directeur de R&D de Meyer Burger. La nouvelle installation, développée à Hauterive, dispose d'une capacité de production de 600 kilowatts.
La technologie silicium à hétérojonction consiste à déposer une couche ultra-mince de quelques millièmes de micromètres de silicium amorphe sur les deux faces d'une galette de silicium monocristallin. Le procédé permet d'économiser beaucoup d'énergie et rend possible la production de galettes de silicium plus minces, ce qui diminue à son tour le besoin en matériaux.
En outre, la quantité d'argent - un matériau coûteux - nécessaire pour les contacts s'en trouve nettement réduite.
La mise en module des cellules se fait à Thoune (BE), siège du groupe. A Hauterive, Meyer Burger emploie actuellement 12 personnes contre 1800 personnes dans le monde. Victime des difficultés du secteur, le groupe a aggravé sa perte nette au 1er semestre 2014 à 88 millions de francs, contre un résultat négatif de 80,6 millions un an plus tôt.
Merci à toutes les personnes qui se sont arrêtées pour échanger quelques mots lors de nos matinées de stand à Ballaigues et Vallorbe. Les discussions étaient souvent très intéressantes et nous avons pu entendre les questionnements de la population. Nous n'avons bien entendu pas des réponses à tout, mais nous pouvons par contre inciter les gens à aller se renseigner, s'informer pour se faire une véritable idée sur le sujet.
Un grand merci surtout aux quelques pro-éolien qui ont réussi à venir discuter de leurs arguments tout en écoutant les nôtres sans que cela ne devienne passionnel.
«La politique énergétique ressemble à une vaste fumisterie en Suisse»
LUNDI, 10.11.2014
Pierre-Yves Maillard. Le président du Conseil d’Etat vaudois veut s’engager contre l’ouverture complète du marché de l’électricité.
Celui qui se voit généralement attribuer le mérite d’avoir mobilisé la gauche et fait échouer en 2002 l’ouverture du marché de l’électricité en vote populaire (référendum), s’annonce de nouveau sur les rangs pour combattre le projet d’Arrêté fédéral sur la deuxième étape de l’ouverture du marché de l’électricité (actuellement en consultation).
Pour Pierre-Yves Maillard, socialiste et président du Conseil d’Etat vaudois, l’énergie est un domaine national hautement stratégique portant principalement sur les infrastructures. L’électricité ne doit pas faire l’objet d’une libéralisation destinée à baisser les prix ou à servir de monnaie d’échange dans les relations avec l’Union Européenne. Cette lourde erreur rendrait la Suisse plus dépendante et priverait surtout les opérateurs des moyens nécessaires pour investir dans la durée et réussir une transition énergétique considérée comme vitale et prioritaire.
Le gouvernement poursuit l’ouverture du marché de l’électricité qui avait été rejetée en vote populaire il y a douze ans. Qu’est-ce que cela vous inspire?
Le débat est toujours aussi irrationnel, avec des discours de croyants. Ce n’est pas juste du fanatisme, il y a évidemment de gros intérêts en jeu, mais le discours qui les couvre sonne toujours plus creux. Ils continuent de dire qu’il est nécessaire d’aligner le marché sur les grandes puissances énergétiques d’Europe pour que les consommateurs puissent bénéficier de la liberté de choisir leur fournisseur. En revanche, ils n’osent plus guère promettre des prix plus bas. Or cette libéralisation est une fiction. Un changement complètement disproportionné et funeste pour les investissements nécessaires en Suisse par rapport aux avantages escomptés. Le projet en consultation sert une série d’arguments idéologiques qui ne sont jamais véritablement confrontés aux faits.
Vous pensez qu’une prise de conscience est possible?
Oui. Les infrastructures énergétiques sont l’un des seuls leviers que la Suisse a en mains dans son rapport de force avec les autres Etats. L’Europe aura toujours besoin d’énergie de régulation provenant des centrales suisses de pompage-turbinage, et le positionnement de notre réseau de transports est stratégique. Dans le monde d’aujourd’hui, maîtriser l’énergie est au moins aussi important que maîtriser des armées. Regardez ce qui se passe en Europe avec la «libéralisation» du marché du gaz: notre continent est devenu l’otage de la Russie de M. Poutine qui, lui, poursuit une stratégie résolument nationale. Voilà la dimension intellectuelle et politique du débat sur l’électricité. Face aux besoins en infrastructures, dans le cadre de la transition énergétique en particulier, qui sont les investisseurs les plus actifs ? Les Etats contrôlant leurs ressources énergétiques, qui disposent de surcroît de puissants fonds souverains. La Suisse a un secteur de l’électricité largement contrôlé par les collectivités publiques. Elle a tout pour elle, mais semble vouloir se trouver du côté des Etats qui s’affaiblissent volontairement.
La Suisse veut participer au marché européen de l’électricité. C’est elle qui est demandeuse d’un accord dans ce domaine. La Suisse et son économie.
Les milieux économiques sont prêts à renoncer à des pans entiers d’autonomie énergétique pour obtenir d’autres avantages de la part de l’Europe, dans d’autres domaines. C’est très dangereux à long terme. Sachant surtout que de nombreux opérateurs européens prendraient volontiers le contrôle de la position et des ressources de la Suisse en matière d’électricité. Face à cette situation, la politique énergétique de la Suisse ressemble à une vaste fumisterie. Je pèse mes mots. Les normes comptables IFRS déjà adoptées imposent de caler la valeur des installations sur les valeurs du marché. Ce qui a pour conséquence qu’un groupe comme Alpiq doit vendre sa participation dans Swissgrid, les bijoux de famille, simplement pour sauver son bilan. Si l’électricité ne vaut plus rien en Suisse parce qu’elle ne vaut plus rien sur le marché européen, les barrages ne valent plus rien non plus, ni les éoliennes. Qui va investir dans des infrastructures de production et de transport qui ne valent plus rien?
La libéralisation du marché est pourtant bien engagée. Il s’agit simplement de l’achever.
Aujourd’hui, au moins 60% du marché suisse fonctionne encore avec des prix régulés. Sur cette partie-là, les barrages suisses peuvent compter sur des prix stables. Comme leur valeur comptable dépend désormais de la volatilité des prix, cela les protège encore d’un risque de dévalorisation encore plus drastique Mais imaginez les effets d’une ouverture totale! Des projets d’investissement dans l’électricité hydraulique prêts à être réalisés se trouvent déjà gelés aujourd’hui, parce que leur valeur serait abaissée à peine mis en service, compte tenu des prix bas du marché actuel. C’est quand même un comble, alors qu’il faut valoriser beaucoup plus cette source d’énergie renouvelable. Comment un canton comme le Valais, avec autant d’installations hydroélectriques, pourra-t-il tolérer cela? C’était pourtant le sens premier des monopoles: donner une sécurité aux investisseurs dans des projets importants et de long terme.
Oui, mais avec des prix plus élevés pour les entreprises et les privés. Une libéralisation ne serait-elle pas dans l’intérêt des clients, du public?
Le Conseil fédéral n’ose même plus promettre des baisses de prix pour les privés, comme en 2002. Et réduire les coûts de petites entreprises utilisant beaucoup d’énergie pourrait se faire de manière bien plus pragmatique que par le biais d’une ouverture totale. Par exemple en appliquant des tarifs dégressifs en échange de mesures d’efficacité énergétique. Du côté des utilisateurs importants, qui étaient d’abord pour la libéralisation, qui ont changé de fournisseur, on constate des retours. Certains préfèrent revenir en faisant appel à un fournisseur local pour bénéficier d’une meilleure sécurité d’approvisionnement. Plutôt que de dépendre d’un quota attribué quelque part en Europe, alors qu’en réalité l’électricité est toujours fournie par le réseau local. Encore une fois, le marché libre de l’électricité est une fiction, une fausse concurrence qui incite à s’approvisionner ailleurs, moins cher, et à ne pas investir sur place alors que c’est quand même l’électricité produite à proximité qui est livrée.
Qu’allez-vous faire ? Votre fonction actuelle ne vous donne pas la même liberté qu’en 2002. Vous n’êtes pas non plus en charge du dossier au Conseil d’Etat vaudois.
Dans le domaine de l’électricité comme dans d’autres, je m’exprime sur des objets qui me paraissent vitaux. Il faut que le débat ait lieu et que les cantons, qui par leurs participations connaissent la réalité des risques, disent les choses comme elles sont. J’avais en son temps proposé d’impliquer par exemple les caisses de pension dans le financement des investissements massifs nécessaires dans le réseau électrique. L’idée semble commencer à avoir un peu d’écho. Elle permettrait de régler deux problèmes cruciaux: le besoin en capitaux du secteur électrique et le besoin de champs d’investissement pour les capitaux du deuxième pilier. Mais pour que cela soit possible, il faut que ces investissements bénéficient d’une protection.
Vous pensez que la gauche va se mobiliser?
A la fin oui, j’en suis convaincu. Même si les socialistes ont a priori de la timidité à combattre ce qui relève de l’intégration européenne. Mais sur ce sujet, l’intérêt national et nos convictions l’exigent. Gauche ou pas, il faut tout de même se rendre compte qu’il y a une politique énergétique 2050 ambitieuse, une sortie programmée du nucléaire, à laquelle j’adhère, et que l’ouverture du marché de l’électricité va dans le sens opposé, qui consiste à se priver de moyens importants pour réaliser cette politique.
Et l’UDC?
Y-a-t-il encore quelques patriotes dans ce parti et dans la droite de ce pays? C’est la question que pose ce dossier. M. Blocher ne raisonne plus comme un industriel, mais comme un rentier, ses critiques contre l’action de la Banque nationale le montrent. Dès lors l’UDC finit toujours par défendre les intérêts du secteur financier. Et le secteur financier n’a rien à faire des intérêts énergétiques des Suisses. Il est également prêt à les brader pour obtenir d’autres avantages sur le marché européen. En 2002, tous les parlementaires UDC étaient contre nous. Au moment du vote populaire, c’est la base du parti qui nous a soutenus.
Vous pensez que l’arrêté actuellement en consultation pourrait déjà être rejeté parle Parlement, avant qu’il soit question de référendum?
Voici un article canadien qui aurait tendance à contredire les promoteurs de Grati quant aux ultrasons.
A noter deux petites phrases intéressantes:
Aucun homme politique n’admettra qu’il fait passer l’intérêt d’un lobby avant l’intérêt du pays et de ses citoyens. Le seul pays où ce problème pourrait être dénoncé est la Suisse, grâce à la démocratie directe.
Ça reste à voir...
Pour lire l'article, il faut simplement cliquer sur le lien ci-dessous: